Depuis les années 90 le paysage du don change. Notamment avec l’arrivée de nouvelles fortunes construites dans la finance et les nouvelles technologies, plutôt que dans l’industrie ou le commerce comme c’était le cas auparavant.

Bonne nouvelle ! La générosité des plus fortunés se renouvelle avec les jeunes générations. Mais les comportements sont différents et il est essentiel de bien les analyser pour adapter sa stratégie de collecte grands dons et mécénat. Il faut savoir que c’est un milieu où la discrétion est longtemps restée de mise. Désormais, les nouveaux entrepreneurs qui ont les capacités financières à donner, n’hésitent plus à se rendre visibles. Bien au contraire, leur engagement est pleinement assumé dans les actions qu’ils soutiennent.

Augmentation des grands dons

Dans la nouvelle tendance, les dons supérieurs à 10 000 euros sont de plus en plus nombreux. Le constat est mondial. D’où l’importance des grands donateurs au sein d’une association pour lui permettre de financer ses projets et poursuivre sa mission avec plus d’efficacité.

En 2021, selon les chiffres du Cerphi et de France Générosités, 16 % des Français qui font un don, représentent ainsi à eux seuls, 45 % du volume de dons déclarés.

En France, leur générosité est souvent destinée à la collectivité dans son ensemble, quand les philanthropes américains donnent plus volontiers à leur communauté, leur université, leur église ou leur hôpital.

Des profils différents

Parmi ces nouveaux philanthropes, il y a les réguliers, qui intéressent davantage les associations. Ce sont ceux qui adhèrent à une cause et sont prêts à la soutenir sur le long terme. Et il y a ceux qui obéissent à un élan plus ponctuel. Soit pour soutenir un projet bien spécifique, soit parce qu’ils ont bénéficié d’une rentrée d’argent. Cela peut venir d’un héritage, de la vente d’un appartement, ou même d’un gain au loto qui font entrer de nouveaux contribuables dans l’assiette de l’impôt sur la fortune ou de l’impôt sur la fortune immobilière. À cette occasion, avec une défiscalisation des dons particulièrement avantageuse en France, ils peuvent bénéficier de réductions d’impôts pouvant aller jusqu’aux trois quarts de leur don.

Dans tous les cas, il est essentiel de savoir décrypter les motivations et les attentes d’un grand donateur, philanthrope ou mécène via son entreprise.

Adapter sa stratégie

De nouvelles dynamiques sont à l’œuvre dans la philanthropie. Avec la montée des besoins sociaux et environnementaux, les missions d’intérêt général sont de plus en plus importantes pour l’avenir et le bien commun. L’enjeu pour le secteur non-profit est de taille. Il faudra savoir s’adapter et ça commence maintenant.

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